Dans ce chapitre, nous nous proposons de décrire les différents composants ou dispositifs que l'on trouve généralement sur les bouées. Le lecteur pourra s'en inspirer lors de son choix.

Les enveloppes

Une bouée se compose essentiellement d’un sac gonflable. Le matériau est généralement du Cordura ou du nylon de 420 à 1500 deniers. Le denier traduit le poids du fil utilisé pour une certaine longueur, donc sa solidité mais aussi son manque de souplesse. Un autre matériau à base de Kevlar commence à voir le jour, il s'agit du "Bioflex". Il est particulièrement résistant. Parfois, le tissu externe est plus résistant que celui à l'intérieur, près du corps. L'enveloppe est enduite de plusieurs couches de résine souple de polyuréthane qui font l'étanchéité.

Les soudures se font en Haute Fréquence. Il s'agit d'une véritable fusion entre les matériaux. Malheureusement l'opération est très délicate. Elle est fonction de la nature des matériaux, de la température et de l'humidité ambiante, de la propreté des locaux. En conséquence, il arrive qu'il y ait des loupés. Il est en général impossible de déterminer l'endroit exact des fuites et encore moins de les réparer.

Les fuites peuvent apparaître après quelques plongées ou quelques dizaines de plongées. Dans tous les cas, la bouées est irréparables.

 

L'enveloppe peut aussi être réalisée en tissus de nylon avec double induction et collée manuellement. Ceci améliore considérablement la solidité mais augmente le poids, la rigidité et le prix.

 

Certaines enveloppes, haut de gamme, sont préformées. Quand on les gonfle, elles épousent le buste du plongeur. Ceci augmente grandement le confort au dépend du prix.

 

Les vessies

Dès l'apparition des bouées les fabricants ont songé à séparer la fonction d'enveloppe, résistant aux agressions du milieu, des vessies internes dont le rôle est d'assurer l'étanchéité. Cette solution va, sur les modèles haut de gamme réservés à la plongée souterraine ou profonde, jusqu'à l'utilisation de 2 vessies redondantes pour garantir une bonne fiabilité. Attention, on ne doit pas gonfler les deux vessies en même temps car une vessie gonflée peut gêner la purge de l'autre. Elles doivent en fait être utilisées en secours l'une de l'autre.

Certaines sont munies de Sandows ou de sangles élastiques qui provoquent leur rétraction. Ceci a un triple avantage : elles se purgent plus rapidement, elles modifient peu l'équilibre indifférent et vides, elles sont moins encombrantes.

Les vessies sont réalisées dans du "polyuréthane". Celui-ci est un matériau très souple et résistant mais présente l'inconvénient d'être assez difficile à réparer. Une bouée avec vessie est toujours plus fiable qu'une bouée à simple enveloppe. En cas de fuite, il est plus facile et moins onéreux de réparer, voire de remplacer une vessie, que de réparer une bouée à simple enveloppe.

Quelques fabricants fournissent des "Kit" de réparation aussi bien pour les enveloppes que pour les vessies.

Remarques :

Les vessies ou les enveloppes sont parfois munies, à l'intérieur de cloisonnement qui ont pour but de leur faire épouser la forme du corps du plongeur une fois gonflées. (Vessies préformées)

Les volumes de flottabilité ont aujourd'hui tendance à être déplacés vers l'arrière pour mieux compenser la flottabilité négative des blocs bouteille.

Tuyau annelé

Le tuyau annelé a pour but de permettre le gonflage ou la purge de la bouée à partir de différents systèmes décrits ci après. Il peut aussi comporter, à son extrémité, un détendeur comme le "Air two" de Scubapro.

Inflateur

Une bouée peut comporter plusieurs systèmes de gonflage. Lorsqu'il y a 2 vessies ces systèmes sont doublés :

 

A la bouche

(Ou dispositif de gonflage buccal)

Par un tuyau annelé munis d’un embout buccal et d'une valve actionnée à la main. Ce dispositif peut présenter des risques s'il est utilisé en immersion, à la remontée. On l'utilise le plus souvent, en l'absence de bouteille, pour vérifier l'étanchéité de l'enveloppe ou pour faciliter son séchage.

 

Au "Direct System"


Un bouton permet le gonflage de la bouée à partir de l'air fourni par le scaphandre grâce à un tuyau connecté à la Moyenne Pression du  détendeur. L'extrémité de ce tuyau est équipée d’un bouton poussoir pour commander le gonflage. (Voir plus loin le "Combiné") Le gonflage total doit être obtenu en 20 secondes au maximum, ce que vous pouvez facilement vérifier par vous-même. L'ensemble de ce dispositif est souvent appelé "Direct System". Le raccordement au premier étage nécessite une clé de 14.

 

En fait, la vitesse de gonflage en profondeur n'a pas été prévue par la norme, ce qui est bien dommage. Elle dépend : de la moyenne pression, du diamètre du tuyau flexible, du connecteur constitué par l'embout et l'about, de la valve commandée par le bouton poussoir, des adaptateurs et accessoires éventuels qui s'interposent sur le trajet de l'air et enfin de l'état d'entretien du tout. Choisissez bien ces composants, ils sont très importants pour votre sécurité.

 

Remarques :

- Il peut être judicieux de connecter le flexible sur le premier étage du détendeur de secours plutôt que sur celui du détendeur principal. Ceci vous évitera de faire givrer ce dernier lorsque vous inspirerez en même temps que vous gonflerez votre bouée.

 

- L'augmentation du débit de l'inflateur n'est pas sans danger. En effet on peut craindre qu'un utilisateur non expérimenté ne provoque une remontée trop rapide. Une solution consiste à utiliser un inflateur à 2 niveaux de pression. Un premier niveau permet de n'insuffler qu'un faible débit. En cas de nécessité, une forte pression sur l'inflateur permet d'insuffler un grand débit. Un système progressif permettrait aussi d'asservir le débit au niveau de pression sur l'inflateur.

L'embout

C'est la partie femelle, solidaire du tuyau M.P. L'embout comporte un verrouillage, souvent à bille, commandé par une bague qui lui évite de se déconnecter sans l'intervention du plongeur. Il comporte aussi un clapet amont qui empêche l'air moyenne pression de fuir lorsqu'il est déconnecté.

 

Les valves de "Direct System"

Le plus souvent ces clapets sont réalisés en utilisant des valves "Schrader" qu'on appelle aussi "Obus" comme ceux que l'on trouve dans les valves des pneumatiques automobiles. Les photos 1 et 2, montrent quelques exemples avec l'embout et l'outil nécessaire pour les démonter.

 

- On notera bien la dénomination des deux parties des connecteurs : "Embout" pour la partie femelle et "About" pour la partie mâle.

- Attention, si vous changez ce composant vérifiez qu'il est bien compatible avec l'about de votre combiné inflateur, sinon vous risquez d'avoir des fuites ou de ne pouvoir gonfler votre bouée. (Il est préférable d'utiliser le type recommandé par le fabricant)

- Suivant les modèles, il est plus ou moins difficile de se connecter lorsque le tuyau est sous pression. Certains fabricants le déconseillent.


Photo 1 - Obus de "Direct System

(Echelle 10)

Photo 2 - Différents types d'obus et outil de démontage

Il existe des connecteurs différents, généralement utilisés pour avoir plus de débit lorsque le combiné comprend un détendeur de secours.

Les figures 3 et 3bis montrent deux modèles. Celui à gros débit est de Scubapro.





Figure 3 - Embout et About (Raccord rapide classique)




Figure 3 bis - Embout et About (Raccord rapide à gros débit)

L'about

C'est la partie mâle généralement solidaire du combiné. On le retrouve sur tout les accessoires qui peuvent utiliser la moyenne pression, comme les outils ou les manomètres qui permettent de la tester.

Auxiliaire

Par une petite bouteille de faible capacité. (C < 1 litre) Ce système est de moins en moins utilisé en raison des contraintes d'entretien de la bouteille.

 

Il faut noter que pour éviter les dangers que cela entraînerait, en cas de respiration sur la bouée, le gonflage à partir de bouteilles de CO² est interdit par la réglementation. De toute façon, cette pratique n'est pas recommandable car l'intérieure d'une bouée constitue un bouillon de culture qui est rarement bien décontaminé.

 

Soupapes de sûreté

Ou dispositifs automatiques de surpression (D'après la norme) qui tiennent aussi lieu de purge pour l'air ou l'eau.

Ils sont obligatoires et assurent une protection automatique contre tout excès de pression risquant d'endommager l'enveloppe ou la vessie lors de la remontée (conséquence de la loi de Mariotte) ou lors du gonflage. Elles doivent s'ouvrir avant que la pression n'atteignent la moitié de la pression d'éclatement de l'enveloppe. En fait, elles sont réglées en générale bien en dessous. (De 300 à 500 millibars) La figure 4 montre un schéma de principe.

Figure 4 - Soupape de sûreté et de non retour

Sur ce dessin, on notera la présence d'un clapet de non-retour avant la soupape de sûreté. Celui-ci est utile lorsqu'on insiste trop longtemps sur la purge.

En effet, lorsque la soupape est ouverte et qu'il n'y a plus d'air dans la bouée, rien n'empêche l'eau d'y pénétrer. Ce clapet de non-retour laisse l'air s'échapper mais empêche l'eau de rentrer. (Voir figure 4) Pour des raisons qui nous échappent, ces clapets ont pratiquement disparu sur les bouées du marché actuel.


Purges

Plusieurs systèmes de purges sont généralement disponibles :

On devrait toujours avoir 3 purges : 2 purges hautes et une purge basse. Deux purges hautes sont indispensables. En effet si la purge haute unique est défaillante, le plongeur risque d'effectuer une remontée trop rapide incontrôlable. Cette panne n'est malheureusement pas si rare que l'on croit. J'ai même eu l'occasion de voir un gilet récent qui n'avait qu'une seule purge haute et pas de purge basse. C'est inacceptable.




Purge haute


Purge lente

Elle est réalisée par une valve actionnée par un bouton disposé sur le "Combiné", à l’extrémité du tuyau annelé. En théorie, en appuyant sur ce bouton et en positionnant l'embout en hauteur, on arrive à ajuster la flottabilité et donc la vitesse de remontée. En pratique, cela nécessite un certain entraînement et reste approximatif. Elle permet surtout, en levant le plus possible l'extrémité du tuyau annelé, de bien purger la bouée. (Donc à ne pas utiliser tête en bas)

Purge rapide

Il s’agit en fait d'une commande manuelle de la soupape de sûreté qui est disposée sur la partie haute de la bouée. La commande se fait par un cordon muni d'une boule de préhension placée, d'une façon standard, à portée de la main droite du plongeur. Voir la figure 4. Personnellement je préfère utiliser cette purge, par petits coups successifs, pour ajuster ma flottabilité car le système réagit plus rapidement.

 

Purge basse

Il s’agit d’une soupape semblable à celle de sûreté mais qui, disposée dans le bas de la bouée, permet de purger tête en bas. En fait cette soupape gagnerait à être légèrement plus sensible que les autres ce qui faciliterait le drainage en immersion. (Merci Guy Zonberg) L'accès à cette soupape n'est pas toujours facile. On constate cependant une tendance à ramener leur commande sur le devant de la bouée.

 

Remarques :

Il est étonnant de constater que la surface des clapets de purges peut varier dans un rapport 4 d'un fabricant à l'autre (1,4 à 5,6 cm²)

 

Drainage de l'eau

Selon la norme les bouées doivent comporter un système de drainage de l'eau qui a pu s'y introduire lors des purges ou de l'eau utilisée lors d'un rinçage. Le drainage est généralement obtenu par l'utilisation de la purge basse. Il faut noter que la quantité d'eau résiduelle dépend de la façon dont on maintien la bouée. La soupape de purge doit être au plus bas. Le fabricant doit indiquer la méthode de drainage dans le mode d'emploi. On utilisera le même principe en surface ou en immersion mais dans ce dennier cas, cela nécessite un entraînement.

 

Les combinés

Ce que nous appelons couramment "Inflateur" est en fait un ensemble qui comporte : l'inflateur proprement dit, un système de purge, un embout buccal de gonflage ou parfois un détendeur de secours. Pour éviter toute confusion entre ces différentes parties, j'ai préféré appeler "Combiné" l'ensemble de ces éléments.

Le combiné manuel

C'est un boîtier qui regroupe les commandes ci-dessus. Il permet, d'une seule main, de commander le gonflage ou la purge de la bouée. La figure 5 en donne le schéma de principe. Il est relié d'une part à l'extrémité du tuyau annelé ce qui permet le gonflage à la bouche ou la dépressurisation, dite purge lente, par le bouton de commande de l'embout respiratoire.

Figure 5 - Combiné manuel simple

Combiné à inflateur compensé

Depuis quelque temps on voit apparaître ce type de combiné. Entre autres avantages, il faut noter que la compensation de l'inflateur évite que la bouée ne se gonfle toute seule en cas de fuite au premier étage et aussi qu'il peut être monté sur n'importe quel premier étage, quelle qu'en soit la MP. Mais, c'est surtout la simplicité de conception et la fiabilité qui en font l'intérêt. Par contre, il faut toujours un ressort assez puissant pour éviter que la bouée ne se gonfle trop facilement. La figure 6 en donne le schéma de principe. On voit que le diamètre du piston est le même que celui du siège. Il s'agit donc d'un clapet compensé par piston. Le combiné "Scubapro" est un modèle du genre. (Voir photo 7) En plus, il est très performant, quant à son débit.

Figure 6 - Combiné à inflateur compensé

Figure 7 "Combiné "Scubapro"

 

Purge intégrée ou "Fen stop" ou encore "Dump valve"

C'est un dispositif qui permet de commander la purge haute de la bouée en tirant sur le tuyau annelé, voir la figure 8. Un cordon passant à l'intérieur du tuyau actionne la soupape de purge haute grâce à un levier. Le cordon de commande de la purge extérieure n'existe plus. Son inconvénient est qu'il n'est pas souvent équipé d'une soupape anti-retour pour éviter les entrées d'eau. Il semble que pour l'instant, seule la "Spirotechnique" a résolu ce problème.

Figure 8 - Le "Fen stop"

Pneumatique (Air Trim de Marès)

C'est un système astucieux. Le tuyau du "Direct System" est intégré dans le gilet, le tuyau annelé est supprimé. A première vue, le boîtier de commande ressemble au combiné que l'on trouve à l'extrémité du tuyau annelé (voir Photo 9) ; mais ici, il est fixé directement sur l'enveloppe du gilet à portée de la main de l'utilisateur. Celui-ci le trouve donc toujours aisément à la même place. Le gonflage manuel est très rapide. Le gonflage à la bouche est assuré par un autre tuyau, en silicone, plus petit que le tuyau annelé classique et équipé d'une soupape de non-retour.

 

La commande de gonflage est semblable à celle que l'on trouve sur toutes les bouées. L'embout du tuyau du "Direct System" est connecté sur l'about du boîtier. Le bouton de commande actionne un clapet comme dans les systèmes classiques.

 

La commande de la purge est par contre très originale. Elle est réalisée par des commandes pneumatiques grâce à 2 petits tuyaux protégés par l'enveloppe et qui, à partir du bouton de commande, actionnent simultanément les soupapes de purges basse et haute. (Je n'ai pas encore eu l'occasion de le vérifier mais Il est probable que l'extrémité de ces petits tuyaux se terminent par des membranes dont le gonflage actionne les clapets de purge)

 

Ce système permet une purge très précise en appuyant par petits coups sur le bouton de commande. Un double purge rapide classique a néanmoins été conservée. Le fait d'actionner simultanément les deux purges évite au plongeur de se soucier de sa position tête en haut ou en bas.

 

Photo 9 - Boîtier de commande Marès

Remarques :

- L'enveloppe ne se déforme pas lorsqu'on purge, ceci favorise une purge compléte de la bouée.

- On ne peut pas purger le gilet en l'absence du bloc bouteille.

- Ce système ne peut s'adapter qu'à un gilet dont l'enveloppe a été conçue à cet effet. Il reste à vérifier que la fiabilité est suffisante.

- Un autre fabricant utilise un dispositif qui avec une seule commande, par cordons, actionne simultanément les purges haute et basse. Je crains que, sans soupape de non-retour, ceci ne favorise les entrées d'eau.

 

Détendeur intégré

Certains modèles de combiné intègrent un deuxième étage de détendeur en secours (voir "l'Air Two" de Scubapro, figure 10 ou "l'Air Source" d'Aqualung, photo 11)... Cette disposition n'est pas prévue par la norme EN250. (Le débit de chacun des 2e étages risque d'être insuffisant, s'ils fonctionnent simultanément) Il peut quand même servir de second étage de secours pour le porteur lui-même mais en principe pas pour donner de l'air à un autre plongeur.

 De plus cette disposition peut provoquer le givrage du premier étage en lui imposant un débit trop important. C'est une raison de plus pour brancher le "Direct System" sur un premier étage séparé.


     

Figure 10 - Détendeur intégré

 

Photo 11 - Air source

Capelage de la bouteille

Dosseret ou "Back pack"

C'est une pièce qui s'interpose entre la bouteille et le dos du plongeur. Le dosseret a pour but d'améliorer le confort du portage. Il est parfois muni d'une contre plaque. Le gilet est alors tenu entre ces deux pièces ce qui réparti mieux les efforts sur l'enveloppe.

Figure 12 - Fixation d'un bibouteilles sur un gilet

Il existe des modèles destinés à recevoir des mono ou des bibouteilles. Dans ce dernier cas, il faut souvent ajouter des pièces d'adaptation. (Voir figure 12) Certains dosserets ne peuvent recevoir de bibouteille. (Parfois la sangle est simplement trop courte) On trouve aussi des dosserets dont la partie inférieure, qui repose sur les lombes, est réglable. Ceci permet d'adapter la hauteur du gilet à la morphologie du plongeur.

Autres capelages

La position traditionnelle de la bouteille sur le dos est bien connue de tous les plongeurs. Il faut cependant signaler qu'il existe d'autres moyens de porter une bouteille, par exemple sur le ventre en mettant le gilet en position ventrale. (Position parfois utilisée pour donner les baptêmes) Il existe aussi un portage latéral qui consiste à fixer une bouteille par des anneaux solidaires de la bouée de chaque coté du plongeur. Cette disposition est surtout utilisée en plongée souterraine car elle facilite certains passages. Elle peut aussi être utilisée en d'autres circonstances quand on a besoin d'emporter un grand volume d'air ou de mélange. Ce qui n'empêche pas d'avoir une autre bouteille sur le dos. Cette position facilite l'accès aux robinetteries ce qui peut être précieux dans certaines circonstances. Le plongeur peut aussi capeler ou décapeler plus facilement ces bouteilles sans enlever son gilet.

Avant d'acheter un gilet, renseignez-vous sur ces différentes possibilités

Poignée de transport

Un gilet, muni de sa bouteille, est lourd, encombrant et ne présente pas de prise. Pour faciliter le transport, les fabricants incluent quelque fois une poignée de transport escamotable à l'intérieur du back pack. Il est alors conseillé de retourner le gilet, à l'envers, autour de la bouteille, tuyaux à l'intérieur. Si le gilet est fixé sur le bloc bouteille, on pourra alors transporter le tout à 2 mains ce qui est plus facile.

Remarque

Il est parfois préférable de porter séparément les poches à plomb et le scaphandre équipé. Cela évite de déformer le gilet et diminue le poids. C'est surtout souhaitable pour les enfants.

Plaques dorsales

Les "Back pack" en plastique, on l'inconvénient de maintenir le bloc bouteille à quelques centimètres du dos du plongeur. Dans les bouées modulaires, dans le souci de mieux le maintenir, de rapprocher le centre de gravité et de réduire l'encombrement, on utilise des plaques métalliques en acier inox ou en alliage d'aluminium d'environ 2 mm d'épaisseur et parfois un simple matelas rembourré.

Bretelles

Les bretelles servent au portage, elles sont élargies et parfois rembourrées aux épaules. Leurs extrémités se terminent par des sangles réglables. Certaines possèdent une articulation qui augmente leur confort. Les bretelles féminines sont conçues pour dégager la poitrine.

Sanglage de bouteille

La fixation du gilet sur une bouteille est un point important. De nombreux dispositifs ont été créés par les fabricants. En général on trouve une seule sangle de fixation mais les modèles les plus sérieux en ont deux ainsi que les modèles, sans back pack, destinés aux voyages pour améliorer la tenue de la bouteille. Il faut noter que l'utilisation de filets de protection, bien qu'indispensables dans ce but, ont tendance à glisser, ce qui ne favorise pas le maintien de la bouteille. Avec le dosseret, le sanglage constitue un élément important de la stabilité du bloc.

 

- On notera que la position de la sangle sur le gilet gagne à être modifiée. Vers 1999, nous avions proposé au VP de Marseille de la descendre d'au moins 10cm. Le VP nous avait prêté un Back-Pak pour faire des essais. Suite à cette modification, nous avons pu faire les remarques suivantes : D'abord, le risque de voir la bouteille glisser vers le bas est beaucoup plus faible (en notant tout de même le rôle important de la petite sangle de sécurité autour du col). La bouteille ainsi capelée est plus stable dans le dos du plongeur. Lorsqu'elle est presque vide, elle reste collée au dos du plongeur ce qui évite, pour les bouteilles autres que l'acier, la tendance à émerger, surtout en surface.

 

Une solution consiste à disposer de deux positions possibles pour cette sangle en fonction de la bouteille utilisée. C'est ce que nous avions alors réalisé.

 

Tendeur simple à boucle plastique                       

C'est le plus classique et le moins cher, le réglage de la tension en est commode. Son seul inconvénient est qu'il est parfois difficile de retrouver le bon passage de la sangle. Le Vieux Plongeur de Marseille a eu la bonne idée de repérer les passages dans la boucle dans l'ordre. (0, 1, 2, 3)

 

 

Les figures 10 ci-dessous montrent les phases principales de la mise en place de la sangle à tendeur simple et de son verrouillage.

 

Photos 13 - Sanglage simple

  1. - Rabattez la boucle contre l'anneau, engagez la sangle dans le passage du milieu puis dans celui prés de l'axe de la boucle.
  2. - Tendre la sangle en tirant dessus vers l'avant puis la passer dans le dernier passage à l'extrémité de la boucle.
  3. - Rabattre la boucle vers l'arrière tout en maintenant la sangle tendue.
  4. - Rabattre la sangle vers l'avant en tirant dessus.
  5. - Fixer le "Velcro".
  6. - Entraînez-vous !

Il est important, que la boucle soit sur le coté et non sur le dessus de la bouteille de façon qu'une fois rabattue, il y ait suffisamment de place pour accrocher le Velcro qui termine la sangle et qu'elle ne soit pas exposée à s'accrocher dans les surplombs, les épaves, les fils de pêche ou les filets. Les photos qui suivent indiquent la bonne et la mauvaise position de la boucle.

Photo A : Bonne hauteur de la sangle mais la position de la boucle sur le coté droit ne permet pas d'accrocher le Velcro

Photo B : Sangle trop haute mais la position de la boucle sur le coté gauche permet d'accrocher le Velcro

Photo C : La boucle est sur le dessus et de toute évidence la sangle n'est pas serrée. La bouteille risque de glisser.

. . . . . Photo A...................... . . ... . ........ Photo B ...... . . . ......................Photo C..

Remarques : ..La sangle principale doit se trouver à une largeur de main de l'ogive de la bouteille.

- Trop haute : elle risque de glisser surtout en présence d'un filet de protection.

- Trop basse : la robinetterie risque de heurter la nuque du plongeur et son poids de l'enfoncer sous l'eau lorsqu'il nage en surface.

- On peut s'assurer de la bonne fixation de la bouteille en la soulevant par le "Back-pack" et en la secouant de haut en bas. Si la sangle reste perpendiculaire à l'axe de la bouteille c'est qu'elle est bien serrée. (Figure A et B)

 

Tendeur préréglé (Cinch Band Scubapro)

C'est un système que l'on règle une fois pour toute, en fonction du diamètre de la bouteille utilisée. Une boucle métallique faisant levier permet de fixer rapidement la bouteille sans tâtonner. Le verrouillage nécessite un effort non négligeable, si l'on veut être sûr que la sangle ne glisse pas. Ce système est surtout avantageux lorsqu'on utilise toujours la même bouteille. Au cas contraire il est difficile à réajuster, à chaque fois.

Tendeur pneumatique (Air Lock de chez Marès)

Il se présente sous la forme d'un boîtier monté sur la sangle de fixation de la bouteille. Le serrage de la sangle est assuré par un vérin pneumatique. A cette fin, le boîtier est muni d'un about qui permet de connecter le tuyau du "Direct System".

 

Cet about possède une bague qui actionne un clapet par lequel l'air moyenne pression actionne le vérin qui assure la tension de la sangle. Un système de retenue empêche le vérin de revenir en arrière une fois le serrage assuré. Un bouton permet de purger le vérin et en même temps de libérer le système de retenue lorsqu'on veut séparer la bouteille du gilet.

 

- Pour monter le gilet sur la bouteille, il suffit d'enfiler celle-ci dans l'anneau constitué par la sangle de fixation, de connecter l'embout du "Direct System" sur l'about de "L'air Lock" puis d'actionner la commande de serrage. Enfin, il ne faut pas oublier de reconnecter le "Direct System" sur le system de gonflage du gilet.

 

- Pour désaccoupler le gilet il suffit d'actionner le bouton de purge du vérin puis de dégager la bouteille de la sangle de fixation.

 

Remarque : ce système peut s'adapter sur n'importe quel gilet.

 

Sangle de positionnement et de sûreté

La petite sangle installée sur le haut du gilet doit passer sous la robinetterie, autour du col de la bouteille. Elle a plusieurs rôles :

Un chef de palanquée doit vérifier le bon gréement du matériel de plongée des plongeurs qu'il encadre. La fixation correcte de la bouteille sur la bouée est un point essentiel à surveiller.

Dispositifs de portage

Harnais, bretelles de portage ou sangles d'épaules

Sur de nombreuses bouées, le poids de la bouteille est supporté par l'enveloppe de la bouée elle-même. Ceci a trois inconvénients : hors de l'eau, pendant le transport, la structure souffre beaucoup ; dans l'eau, les variations de gonflage agissent sur le maintien de la bouteille donc sur le confort du plongeur. Enfin la flottabilité maximum de la bouée est fonction de la taille choisie. Pour éviter ceci, il existe des bouées a harnais indépendant de l'enveloppe. Le mot harnais est surtout utilisé pour désigner le sanglage des wings.

La façon dont l'enveloppe est fixée sur le Back pack détermine en partie le confort et la solidité. Une bonne solution est que les bretelles soient fixées au Back Pack de façon à ce que l'enveloppe soit tout à fait indépendante lors du gonflage.

Une tendance actuelle est d'avoir de nombreuses possibilités de réglage. Il existe ainsi des sangles dont le point d'ancrage sur le devant peut coulisser latéralement de façon à s'adapter au mieux à la morphologie du plongeur ou de la plongeuse. Le réglage en hauteur de la bouée se fait en tirant symétriquement sur les extrémités de ces sangles.

Ceinture abdominale

C'est elle qui principalement maintient la bouteille solidaire du plongeur. Elle est généralement réalisée par une large bande de nylon muni de "Velcro". Elle doit être tendue mais sans excès. Gilet gonflé ou pas, on ne devrait pas sentir la différence. Les deux parties du velcro doivent bien se recouvrir, quel que soit l'embonpoint du plongeur. C'est pourquoi la plupart des modèles possèdent des réglages symétriques de la longueur de la ceinture. Ils se trouvent souvent de chaque coté, de part et d'autre du "Back pack". On trouve aussi des gilets où la bande Velcro est remplacée par une bande avec un connecteur rapide réglable. La ceinture elle-même est parfois élastique ce qui permet de compenser la compression de la combinaison en profondeur. (Voir la Glide-X de Scubapro)

Sangle abdominale

La ceinture abdominale est doublée par une sangle réglable et déconnectable qui ne doit pas être tendue pour ne pas gêner lorsque le gilet est gonflé. Elle ne sert qu'à maintenir le gilet autour du corps du plongeur sans le serrer.

Sangle pectorale ou de poitrine

Elle est destinée à empêcher les bretelles de glisser latéralement. Chez Aqualung, en particulier, elles sont élastiques. Toutes les bouées n'en ont pas mais on peut toujours en ajouter d'amovibles. Pour la petite histoire, on en trouvait autrefois pour maintenir les bretelles des bouteilles équipées du sanglage Dumas.

Remarques : Les sangles, quelle qu'elles soient doivent être conçues pour ne pas vriller. Pour cela, elles doivent avoir une rigidité transversales suffisante.

Sous-cutale

Cette sangle d'entre jambes a presque disparue avec l'abandon des bouées collerettes. Il en existe cependant encore sur certains modèles. Elle permet d'améliorer la tenue du gilet donc de la bouteille bien qu'elle ne soit pas solidaire de celle-ci.

Boucles de connexion

La plupart des sangles sont munies de boucles à déconnection rapide à l'aide d'une seule main. Elles sont dites du type "Thumbledge" car elles se tendent en tirant sur des anneaux à l'aide des pouces. (Thumbs en anglais) Elles peuvent posséder un seul anneau pour les bretelles ou être symétrique, à 2 anneaux (réglage bilatéral) pour les sangles abdominales ou pectorales ce qui est plus facile à régler. Elles se détendent en soulevant la boucle. Aqualung (Seaquest) a lancé des boucles articulées qui améliorent la tenue des bretelles. La boucle de la sangle abdominale est souvent très large 50mm.

Remarques :

Les anneaux, à l'extrémité de sangles, constituent des points par lesquels le plongeur peut rester accroché. Il est donc préférable de les ranger. Certains fabricants ont prévu des petites logements à cet effet. (Scubapro)

Les sangles de poitrine ont souvent des boucles petites car elles supportent théoriquement peu d'efforts. En fait lors d'un sauvetage, si le sauveteur passe sa main sous cette sangle pour tenir l'accidenté, l'effort peut être très grand. Nous vous conseillons donc de choisir des modèles à grande boucle qui en plus seront plus faciles à manipuler avec des gants, surtout en eau froide.

Les poches

Les poches permettent de mettre en sécurité pendant la plongée tout le petit matériel dont on n'a pas besoin à tout moment : tables de plongée, lampes, parachute etc. Elles doivent être suffisamment vastes et pour bien faire avec des soufflets. Elles sont munies soit de fermetures à glissières soit de rabat "Velcro" pour éviter de se vider lorsqu'on a la tête en bas. Les languettes d'ouverture des fermetures à glissières doivent être munies d'un petit "bout" pour améliorer leur préhension.

Les fermetures à glissière ont la fâcheuse tendance à se coincer sur tout ce qui flotte aux alentours. Par contre, les rabats s'ouvrent parfois trop facilement. Dans tous les cas, il est préférable d'assurer par un bout fixé à un anneau, solidaire de la bouée, les objets ainsi rangés. Certaines bouées possèdent jusqu'à 4 poches. On en trouve même sur la sangle abdominale. Elles doivent être autodrainantes pour éviter les retenues d'eau.

Les poches cousues sur la bouée ne sont pas toujours pratiques. Certains plongeurs préfèrent des poches solidaires du vêtement en particulier sur les cuisses où elles sont plus faciles d'accés

Une autre solution consiste à utiliser des sacoches amovibles que l'on peut accrocher par un mousqueton à l'endroit le plus commode de l'équipement.

Lestage

Bien que l'on puisse toujours utiliser une ceinture pour porter le lest, une tendance actuelle est de l'incorporer à la bouée. Ceci améliore surtout le confort du plongeur. Le lest est placé dans des poches prévues à cet effet. La répartition de ces poches est un des éléments de la qualité de l'équilibre indifférent souhaité par les plongeurs. On en trouve de 2 sortes :

Lest largable

Les poches à lest sont munies d'une poignée qui permet de le larguer. Les commandes, déportées, doivent donc être très accessibles. Personnellement je préfère les poignées aux anneaux car ceux-ci peuvent s'accrocher et libérer accidentellement le lest. (Larguer le lest doit-être une opération exceptionnelle) En immersion, elle peut être très dangereuse.

Lest fixe

Ce lest, n'est pas largable. Il n'est là que pour parfaire la répartition de la flottabilité. On constate qu'il est souvent situé dans les parties arrières des gilets. Ceci ne me semble pas judicieux. En effet, le bloc bouteille est certainement l'élément qui déséquilibre le plus le plongeur. Les bouteilles en alliage ont tendance à ramener le plongeur sur le ventre ce qui justifie de mettre le lest sur l'arrière alors que les bouteilles en acier utilisées en Europe et particulièrement en France, ont tendance à le mettre sur le dos ce qui justifie de mettre le lest sur le devant.

Attention sur les "Wings" ou la flottabilité est dorsale, pour éviter d'avoir le nez dans l'eau en surface, il peut être préférable de mettre le lest à l'arrière et le plus bas possible.

La bonne répartition du lest nécessite un entrainement. De plus, elle doit être vérifiée à chaque plongée.

Accessoires

Anneaux de portage et mousquetons

Ils se sont multipliés avec l'avènement de la plongée profonde et/ou souterraine. Ils étaient destinés, à l'origine, au portage de bouteilles supplémentaires nécessaires à ce genre de plongée. Aujourd'hui, on les trouve sur toutes les bouées pour accrocher tout ce qui ne tient pas dans les poches et que l'on désire avoir à portée de main. Ils sont parfois en plastique technopolymère, ce qui est généralement suffisant mais, sur le matériel de qualité, ils sont en acier inoxydable. Les anglo saxons, appellent les anneaux des "D ring" car ils ont la forme de cette lettre majuscule.

Les mousquetons doivent être munis d'un émerillon pour éviter d'entortiller les dragonnes d'équipement. Attention : on ne doit jamais fixer une dragonne directement sur un mousqueton sans passer par un anneau ; il existe des modèles dont le cliquet est constitué d'un ressort en U, ils ont l'inconvénient de larguer facilement leur charge.

Toutes les commandes d'une bouée doivent pouvoir s'effectuer avec des gants, 3 doigts, standards. Les mousquetons échappent, pour l'instant, à cette règle, ce qui est regrettable.

Clips de fixation

Ils ont la même fonction que les mousquetons mais sont réservés aux tuyaux du détendeur de secours, du manomètre haute pression ou de la console. Ils doivent aussi être munis d'émerillons pour faciliter la fixation des tuyaux. Ils doivent être placés de façon à ce que le détendeur de secours et le manomètre se trouvent sur la poitrine du plongeur. Ils permettent de libérer facilement ces éléments sur une simple traction.

Sifflet de signalisation

On le trouve pratiquement sur toutes les bouées. C'est un sifflet deux tons qui répond à une norme DIN, allemande.

On trouve depuis quelque temps des sifflets qui se branchent en série avec le connecteur du "Direct System". Ils peuvent fonctionner en surface et parfois en immersion. Attention, ces accessoires, bien qu'utiles, peuvent réduire de façon notable le débit de l'inflateur, surtout en grande profondeur.

Lampes de signalisation

Certains gilets sont munis d'une sangle élastique destinée à recevoir une lampe à éclat pour la signalisation en plongée de nuit en immersion ou pour le repérage en surface.

Parachute intégré

C'est un parachute installé à demeure sur la bouée. (Ceci évite de l'oublier)

 

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