XIACCESSOIRES DES DÉTENDEURS

 

 

Table des matières

Manomètre immergeable

Transmetteur H.P.

"Direct System"

Détendeur de secours

Livre d'or

                       

Figure 35 Équipements annexes

                                           

Les détendeurs modernes sont souvent équipés d'accessoires dont certains sont parfois très utiles voire indispensables. Pour cela le premier étage possède un certain nombre de sorties H.P. et M.P. Un détendeur complètement équipé ressemble à une pieuvre d'ou le nom "OCTOPUS". Cependant, l'usage fait que les anglo-saxons appellent "Octopus" uniquement le détendeur de secours.

 

Le manomètre haute pression immergeable

C'est un manomètre connecté par un tuyau souple à la chambre H.P. du détendeur (Voir figure 35). Il permet au plongeur de connaître à tout moment, en plongée, la pression restant dans sa bouteille et par conséquent de calculer son autonomie. Il est parfois incorporé dans une console avec le profondimètre et le compas. Il remplace avantageusement le système de réserve dont la fiabilité est jugée insuffisante.

Un raccord spécial de sécurité doit être interposé entre la sortie H.P. et le tuyau du manomètre. Ce raccord comporte un trou très petit de façon qu'en cas de rupture du tuyau H.P. la bouteille ne se vide que très lentement. Ce petit trou est souvent intégré dans le détendeur lui-même. Ceci explique que pour purger un détendeur il est nécessaire d'insister un temps suffisant pour purger le tuyau H.P. ainsi que le manomètre.

La directive européenne

Nous reproduisons ci-dessous la partie de la directive EN250 qui les concernent. Les numéros des paragraphes sont ceux de la directive.

5.8.1. Manomètre

Le manomètre doit être conçu et placé de sorte que le plongeur puisse le lire sans difficulté. Si pour cela un raccord flexible est nécessaire, il doit être protégé des effets mécaniques de l'environnement qui se manifestent en cours d'utilisation. Si une gaine de protection non perméable aux gaz est prévue, le volume qu'elle englobe doit communiquer avec l'atmosphère ambiante. (Elle doit être percée de trous pour éviter les hernies et les explosions)

Le raccordement du flexible au manomètre, au niveau du système de détente ou, s'il n'y a pas de flexible, le raccordement du manomètre, doit être conçu de sorte qu'avec une pression amont de 100 bar le débit d'air rejeté dans l'atmosphère n'excède pas 100 l/min.

La plage d'indication du manomètre doit aller de zéro à une valeur dépassant de 20% la pression de la (des) bouteilles d'air.

Les intervalles de graduation ou incréments ne doivent pas dépasser 10 bar. La plage inférieure à 50 bar doit être clairement différenciée de manière à bien indiquer les basses pressions. La précision du manomètre doit être conforme aux tolérances ci-dessous mesurées à des pressions décroissantes :

à 40 bar + 5 bar
à 100 bar +10 bar
à 200 bar + 10 bar
à 300 bar + 10 bar

Le manomètre doit rester étanche à l'eau jusqu'à une pression externe d'au moins 10 bar au-dessus de la pression atmosphérique pendant au moins 15 min. Le verre du manomètre doit être constitué d'un matériau qui ne produit pas d'éclats lorsqu'il se brise. Le manomètre doit comporter une purge qui, en cas de fuite, protège le plongeur de tout risque de blessure.

Le dispositif de sécurité du manomètre mécanique doit se déclencher normalement à une pression n'excédant pas 50 % de la pression d'éclatement considérée. Il doit également se déclencher à un débit d'au moins 300 l/min.

Essais conformément à 6.2, 6.9.1 et 6.12.

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Le manomètre immergeable constitue un accessoire indispensable et bon marché pour le plongeur. Il se monte sur une sortie H.P. du détendeur.

L'ensemble se compose :

1)      Du manomètre proprement dit. (Celui-ci doit être muni d'un système de sûreté pour éviter l'explosion de son boîtier ou de sa vitre.)

2)      D'un raccord double, tournant muni de 2 joints.

3)      D'un tuyau qui se raccorde à une sortie HP du détendeur. (La sortie du détendeur doit avoir un débit limité pour limiter les pertes d'air en cas de rupture du tuyau ou du manomètre)

4)      D'un système de protection du boîtier, en néoprène ou autre matériau amortissant les chocs.

 

 

Figure 35  :  Vue d'ensemble d'un manomètre immergeable

Ils ont cependant leurs points faibles :

1)      Ils sont fragiles (La technologie relève de l'horlogerie).

2)      Ils sont source de fuites à leur raccordement avec le tuyau souple.

Pendant l'immersion, l'eau stagne dans la partie centrale du raccord tournant, tandis que lors de l'entretien, l'eau de rinçage y pénètre difficilement. Le sel et le calcaire s'y accumulent.

Le jeu entre les parties fixes et mobiles est important ce qui favorise l'extrusion des joints à la mise sous pression.

 

Figure 36 : Entrée d'un manomètre encrassée

L'action combinée du sel, du calcaire et de l'extrusion des joints provoque une détérioration de ceux-ci lorsqu'on tourne le manomètre sous pression. Il en résulte des fuites fréquentes.

Pour éviter ce problème, il y a lieu de démonter régulièrement ce raccord (à chaque saison), de le nettoyer et ne pas hésiter à y mettre beaucoup de graisse au silicone. Ne pas hésiter non plus à changer l'ensemble du raccord et non pas seulement les joints.

 

Figure 37 : Flexible de raccordement encrassé

Le nettoyage des parties femelles des raccords est important. Pour cela, utiliser des cotons tiges imprégnés de vinaigre blanc, chaud si possible (finir par un rinçage à l'eau claire).

 

Figure 38  : Arrière du boîtier avec la capsule de sûreté. (Point noir)

De plus, il est nécessaire de s'assurer que la capsule de sûreté qui se trouve à l'arrière du boîtier est en bon état.

Transmetteur H.P.

L'orsqu'ils gèrent la consommation d'air, ces appareils sont reliés à une sortie HP du premier étage du détendeur.La liaison peut se faire par un tuyau souple comme pour le manomètre immergeable. Le capteur se trouve alors dans l'ordinateur lui même.

La tendance est aujourd'hui d'utiliser une liaison sans support physique. Il s'agit généralement d'un émetteur qui produit un champ magnétique basse fréquence. Le capteur se trouve alors associé à un émetteur fixé à une sortie HP du détendeur. (Voir Uwatec, Suunto ...) Une troisième possibilité est d'avoir tout l'ordinateur fixé au détendeur. Seul l'affichage se trouve avec le récepteur au poignet du plongeur. (Voir Cochrane) A ce sujet, vous pouvez consulter "Les ordinateurs de plongée", du même auteur.


Le "Direct sytem "

Il est constitué par un tuyau souple relié à la chambre Moyenne Pression du détendeur. (Voir figure 35) Il se termine par un connecteur pneumatique rapide au standard Européen. (Voir figure 36) Malheureusement, à ce jour, il n'y a pas de normalisation de ce type de connecteur, en tout cas dans le domaine de la plongée et ceci ne rend pas facile certaines adaptations.

Fig. 39     Raccord rapide

Il permet, en immersion, de gonfler un vêtement sec ou un gilet de sécurité associé à un détendeur de secours. Éventuellement, il peut alimenter un petit outil pneumatique. Mais il est alors préférable d'utiliser une source d'air séparée avec un premier étage indépendant et une soupape de sûreté.

En surface, on peut imaginer d'y adjoindre un sifflet pneumatique à longue portée ou même d'y connecter une trompe de brume du bateau, en cas de besoin. (voir figure 37d)

Attention, en connectant un sifflet d'appel en série avec une bouée on perd en vitesse de gonflage de celle-ci.

A terre, le "Direct system" permet à l'aide d'accessoires appropriés de gonfler un bateau pneumatique, une chambre à air de voiture, de vérifier la Moyenne Pression. Il permet aussi de disposer d'une soufflette à air comprimé bien utile pour allumer le barbecue mais aussi pour sécher le détendeur lui-même ou effectuer certains nettoyages. Il peut même, sous certaines conditions, être connecté à un pistolet à peinture.

Attention : Lorsqu'on utilise un 1er étage sans le 2e on ne bénéficie plus de la soupape de sûreté que constitue ce dernier.

 

 

Fig. 40              Accessoires divers

Le détendeur de secours

C'est, soit un détendeur complet monté sur une seconde sortie de la bouteille, soit un deuxième étage connecté à l'une des sorties M.P. du premier étage. C'est, dans ce cas, comme nous l'avons déjà vu, ce que les Anglo-saxons appellent un "Octopus". Voir figure 35)

Le tuyau du détendeur usuel a en général une longueur de l'ordre de 80 cm. Celui du détendeur de secours a parfois une longueur de 100 cm. Pour éviter qu'il ne traîne sur le fond et ne s'abîme, il est souhaitable que celui-ci soit fixé à la portée d'un demandeur d'air éventuel. (Souvent sur la poitrine)

Dans un prochain chapitre nous verrons qu'il existe d'autres solutions mais que l'association d'un premier et d'un second étage ne peut se faire sans précaution. De plus, la connexion de deux deuxièmes étages sur un premier étage nécessite aussi un certain nombre de précautions. (Le débit simultané de chacun d'entre eux risque de ne pas correspondre à celui exigé par la directive)

Figure 41 : Détendeur ambidextre "Egress" de Apeks

Nous ne saurions trop recommander les détendeurs "Ambidextres". Ils peuvent arriver sur l'épaule gauche ou sur l'épaule droite, ils peuvent être utilisés par les droitiers comme par les gauchers et aussi bien par le donneur que par le receveur d'air, sans contraintes sur le tuyau. Il en existe chez Poséidon, Aqualung, Apeks et Dacor... N'oubliez pas que, en premier lieu, le détendeur de secours est fait pour les autres.

Néanmoins, chez les plongeurs tek la tendance est d'utiliser deux détendeurs semblables. Celui utilisé par le plongeur à un tuyau MP plus long. En assistance, il le donne et prend celui de secours. (Il sait que le premier fonctionne correctement)

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