COMMANDES DES FONCTIONS



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Ces commandes peuvent être utilisées pour actionner la mise en marche, l'arrêt ou choisir la puissance de la lampe pour optimiser sa durée d'utilisation.

 

Les interrupteurs

Ils ont toujours été un problème dans les lampes de plongées. En effet, il s'agit d'établir des courants de plusieurs ampères sans nuire à l'étanchéité du boîtier.

Contacts électromécaniques

De nombreuses lampes utilisent encore la pression sur le contact par simple vissage de l'optique sur le corps du boîtier. D'autres utilisent de simples contacts électriques actionnés par un interrupteur rotatif dont l'axe et rendu étanche au passage de la cloison par l'utilisation de joints toriques.

Ces solutions présentent l'inconvénient de ne pas garantir l'étanchéité à long terme. Les joints s'avachissent et finissent par fuir. Si l'on s'y prend rapidement, on peut limiter les dégâts par un nettoyage à l'eau douce suivi d'un séchage mais si l'on attend on risque de détériorer complètement la lampe.

Contacts magnéto électriques (et non pas électromagnétiques comme on l'entend parfois)

Ce sont des contacts qui utilisent les propriétés des aimants de repousser ou d'attirer des aimants de pôles différents ou opposés.

Ils sont réalisés sous forme d'ampoules remplies d'un gaz neutre. A l'intérieur sont disposées des lames en métal magnétique, comme le fer. (Pas de l'acier à cause de sa rémanence) A l'extrémité de ces lames on trouve les contacts. Lorsque ces lames sont exposées à un champ magnétique, les extrémités des lames ont la même polarité et s'écartent donc l'une de l'autre. On les appelle contacts ILS.

On peut ainsi réaliser des contacts repos ou travail ou bien des inverseurs.

Le défaut de ces contacts est qu'ils ne supportent pas de fortes intensité. Il est difficile de dépasser 1 ampère.

On peut aussi réaliser ce type de contacts avec un aimant suffisamment puissant tournant à l'extérieur du boîtier et un aimant fixe à l'intérieur qui supporte l'un des contacts. Cela fonctionne bien mais est assez encombrant. On peut alors couper plusieurs ampères.

On aura compris tout de suite que l'avantage de cette solution est de ne pas traverser la cloison du boîtier. Il n'y a donc pas de problème d'étanchéité du moins de ce coté là.

Interrupteurs électroniques (Figure 1)

Ils utilisent des contacts ILS, comme ci-dessus, mais pour commander des interrupteurs beaucoup plus puissants. Ceux-ci sont constitués par des transistors à effets de champs qui ont la propriété de nécessiter très peu d'énergie de commande, de couper des courants forts, jusqu'à plusieurs dizaines d'ampères et surtout ils provoquent de très faibles chutes de tension, de l'ordre de quelques dixièmes de volts.



Fig.1  Interrupteur électronique

Le dessin ci-dessus montre le schéma que nous avons utilisé pour modifier des lampes anciennes. L'une de 5 watts l'autre de 25 watts.



Les lampes de plongée ne cessent d'évoluer

À titre d'exemple, on notera le cas particulier du modèle "SUB M3" de la marque anglaise "Exposure Marine". (Sortie en 2014, Figure 2)

Si nous citons cette lampe c'est parce qu'elle marque une avancée certaine de ce type de matériel.

Cette lampe n'a pas de commutateur de fonctionnement. Les différentes fonctions sont obtenues par de simples mouvements de rotation de la lampe, dans un sens ou dans l'autre, il est ainsi possible de verrouiller ou déverrouiller les commandes, d'allumer, d'éteindre, de passer du mode économique ou maximum de puissance. Enfin de commuter en mode "SOS" par quelques tapes sur le corps de la lampe.

Nous n'avons pas encore de détails sur ce mode de fonctionnement et ces avantages supposés en plongée. Il nous semble cependant plus facile d'appuyer plusieurs fois sur un bouton plutôt que de faire tournoyer ou secouer la lampe pour exécuter les différentes commandes.


Par ailleurs, nous notons qu'elle possède des caractéristiques intéressantes :

Son prix : 448 euros

Fig.2  SUB M3

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